Nicolas Jaar — Trianon

22 jan 2012 — Trianon (Paris)
Nicolas Jaar

Nicolas Jaar a tout du petit prodige. Alors que d’autres collectionnent les stickers Panini, il se met à composer, et publie son premier EP à l’âge canonique de dix-sept ans sur le label new-yorkais Wolf + Lamb. Après des disques remarqués (dont un edit de The Beach de New Order à télécharger sur son site personnel), le producteur réalise ce premier album attendu. Le jeune Chilien joue la carte de l’introspection sur des compositions véritablement déconcertantes, au sens premier du terme. Les morceaux de bravoure succèdent à de pénibles démonstrations de son art.

On ne sait plus sur quel pied danser, en écoutant ce saxophone tellement daté, ce sample de Ray Charles usé jusqu’à la corde dont même Moby ne voudrait plus, ou encore du trip hop lénifiant, comme d’affreuses Variations pour un bad trip d’étudiant en musicologie, citant Tristan Tzara ou Erik Satie à tour de bras. Pourtant, on avait cru un instant à cette vision d’un romantisme noir, dans un mélange lancinant entre Coil, Nick Cave ou Tuxedomoon (Too Many Kids Finding Rain In The Dust). Ou à l’inventivité de Space Is Only Noise If You Could See, à la ligne de basse parasite qui rappelle le talent de Matthew Dear. Nicolas Jaar demeure un artiste à suivre sérieusement, dans ses pérégrinations entre Ricardo Villalobos et Wim Mertens.



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Nicolas Jaar — Trianon

22 jan 2012 — Trianon (Paris)
Nicolas Jaar

Nicolas Jaar a tout du petit prodige. Alors que d’autres collectionnent les stickers Panini, il se met à composer, et publie son premier EP à l’âge canonique de dix-sept ans sur le label new-yorkais Wolf + Lamb. Après des disques remarqués (dont un edit de The Beach de New Order à télécharger sur son site personnel), le producteur réalise ce premier album attendu. Le jeune Chilien joue la carte de l’introspection sur des compositions véritablement déconcertantes, au sens premier du terme. Les morceaux de bravoure succèdent à de pénibles démonstrations de son art.

On ne sait plus sur quel pied danser, en écoutant ce saxophone tellement daté, ce sample de Ray Charles usé jusqu’à la corde dont même Moby ne voudrait plus, ou encore du trip hop lénifiant, comme d’affreuses Variations pour un bad trip d’étudiant en musicologie, citant Tristan Tzara ou Erik Satie à tour de bras. Pourtant, on avait cru un instant à cette vision d’un romantisme noir, dans un mélange lancinant entre Coil, Nick Cave ou Tuxedomoon (Too Many Kids Finding Rain In The Dust). Ou à l’inventivité de Space Is Only Noise If You Could See, à la ligne de basse parasite qui rappelle le talent de Matthew Dear. Nicolas Jaar demeure un artiste à suivre sérieusement, dans ses pérégrinations entre Ricardo Villalobos et Wim Mertens.




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